Fonder une famille demande
parfois un coup de pouce !

Un site pour vous guider sur le désir d'enfant, la PMA, FIV et don de gamètes.

S'inscrire Myferti c'est quoi ?
< Retour articles
Publié le 21-12-2020

Est-il possible de connaître la fertilité d'une femme en analysant ses cheveux ?

Est-il possible de connaître la fertilité d'une femme en analysant ses cheveux ?

Un échantillon de cheveux pourrait déterminer la réserve ovarienne de la femme, c'est-à-dire le nombre d'ovules dont elle dispose et qui diminue avec l'âge et d'autres facteurs. C'est l'objet du récent essai clinique présenté par la Dr. Yolanda Cabello Vives.

Détecter les hormones de fertilité de votre reserve ovarienne.

Plus précisément, l'étude est nommé "Détection quantitative des hormones biologiquement pertinentes : Hormone anti-mullérienne (AMH) et progestérone sur un échantillon de cheveux humains". Ce sont précisément les deux hormones qui servent de biomarqueurs pour évaluer la fertilité des femmes et qui sont également utilisées pour déterminer le traitement de procréation Médicalamen Assistée(PMA).

Aujourd'hui, si une femme veut savoir quelle est sa réserve ovarienne, elle doit réaliser une analyse sanguine et une échographie gynécologique. En général, indolore, ses examens peuvent paraître désagréables et, il est également nécessaire, dans certain cas de suivre les indications de l’équipe médicale comme par exemple, de réaliser l'échographie durant la première phase du cycle menstruel.

Cependant les investigations, ouvrent un nouveau scénario, moins invasif et plus simple, qui peut être un grand avantage dans la planification des traitements de PMA, ainsi que de la maternité, en particulier chez les femmes qui n'excluent pas le besoin de devenir mères, mais qui souhaitent la reporter pour de diverses raisons telles que leur carrière professionnelle ou l'instabilité économique.

En quoi consiste les investigations et quelles sont les résultats obtenus ?

Essai clinique : objectifs et caractéristiques

Est-il possible d'évaluer des quantités biologiquement significatives d'hormone anti-mullerienne(AMH) et de progestérone, qui sont des biomarqueurs de la fertilité, dans des échantillons de cheveux ?

Répondre à cette question était l'objectif de la recherche à laquelle ont participé 152 femmes, âgées de 18 à 65 ans, et qui a duré 10 mois.

Est-il possible de connaître la fertilité d'une femme en analysant ses cheveux ?

Pour obtenir la réponse, des échantillons de sang et de cheveux ont été prélevés sur les participants, sans qu'il soit nécessaire d'inclure le follicule pileux. Des échographies gynécologiques ont également été réalisées pour compter les follicules antraux, autre indicateur utilisé pour déterminer la réserve ovarienne, ainsi que pour mesurer le taux de l’hormone d'antimullerienne dans le sang.

Conclusion de l'étude

La recherche conclut qu'il est possible de détecter la progestérone et l’AMH à partir d'échantillons de cheveux. En outre, les taux d’AMH observés dans les cheveux ont une corrélation positive avec l'âge biologique de la femme et le nombre de follicules antraux.

Bien que l'AMH soit une hormone assez stable pendant le cycle menstruel, elle peut présenter des variations. Cela pourrait rendre plus utile la quantification de cette hormone grâce à l'échantillon de cheveux de la femme, en tenant compte de la correlation détectée dans l'étude ; et encore plus si l'on estime que les cheveux peuvent conserver des biomarqueurs pendant des semaines. Par contre avec une prise sang, le taux d’AMH, pourrait être indiqué uniquement au moment du prélèvement sanguin.

Ce n'est pas la première fois que l'utilisation d'échantillons de cheveux est envisagée, et il existe des études neuroendocrinologiques antérieures, chez l'homme et l'animal, dans lesquelles la détection d'hormones stéroïdes dans les cheveux a été utilisée. Malgré cela, les taux d’AMH dans les cheveux ne sont pas utilisées actuellement pour des fins cliniques.

Un avantage en plus, est que cette analyse des cheveux pourrait être une technique non invasive pour quantifier cette hormone, ce qui permettra d’affronter avec bienveillance la santé reproductive féminine, sur laquelle il existe parfois, une certaine, ignorance sociale.

Article rédigé et publié par QUIRONSALUD - DEXEUS - MURCIA.

Retrouvez les informations et publications de l'auteur sur sa page.

Page QUIRONSALUD - DEXEUS - MURCIA-MyFerti
Connectez-vous ou inscrivez-vous pour ajouter un commentaire
< Retour articles


Prochains Événements
Alerte question de membre !
Suivez nous sur les réseaux
Les nouveaux membres
En direct des blogs
Actualités PMA FIV
Derniers commentaires