Fonder une famille demande
parfois un coup de pouce !

Un site pour vous guider sur le désir d'enfant, la PMA, FIV et don de gamètes.

S'inscrire Myferti c'est quoi ?
< Retour articles
Publié le 27-01-2016

Syndrome des ovaires polykystiques : vers un nouveau traitement pour le soigner

Syndrome des ovaires polykystiques : vers un nouveau traitement pour le soigner

Le plus fréquent des troubles de la fertilité féminine - le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) -  impliquerait la surexcitation de neurones cérébraux situés dans l'hypothalamus.
Une hormone produite par les ovaires, l’hormone anti-Müllerienne, serait responsable d’une réaction à la chaîne impliquant certains neurones cérébraux. En bloquant leur interaction, des chercheurs espèrent soigner la maladie. A la clef de cette découverte, de nouvelles pistes thérapeutiques.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) touche près d’une femme sur dix en âge de procréer. Cette maladie est souvent diagnostiquée chez les femmes obèses ou souffrant de problèmes de pilosité, de règles irrégulières ou d’infertilité, mais d’autres symptômes sont également possibles. En cause, une surproduction d’hormones mâles par les ovaires. La production d’ovules est perturbée, et certains se transforment en kystes. Au final, c’est la santé générale de la malade qui en paye les conséquences.

Mais si la SOPK était considérée jusqu’à présent comme un trouble qui n’affectait que les ovaires, des chercheurs français de l’Institut national de la santé (Inserm) et des chercheurs néo-zélandais ont découvert un lien avec des neurones qui se trouvent au cœur du cerveau. Et cette découverte ouvre la voie au développement de traitements efficaces, alors que ceux utilisés pour le moment ne visent qu’à réduire les symptômes.

De nouvelles pistes et un brevet  

L’équipe a constaté que l’interaction, ainsi que la concentration anormalement élevée de certaines hormones, à savoir, l'hormone lutéinisante, l'hormone anti-Müllerienne et l'hormone de libération des gonadotrophines, étaient associées à la surproduction d’hormones mâles caractéristique du SOPK. En allant plus loin dans leurs recherches, ils ont découvert que c’est la hausse de la concentration de l’hormone anti-Müllerienne qui provoque une réaction en chaîne : certains neurones se mettent à sécréter plus d'hormone de libération des gonadotrophines, ce qui augmente la production de l’hormone lutéinisante.

"Au final, il en résulte la hausse caractéristique d'androgènes dans les ovaires à l'origine des troubles d'ovulation observés dans la maladie", conclut l’Inserm. Comprendre ces mécanismes permet désormais aux scientifiques de se pencher vers de nouvelles pistes thérapeutiques. Le développement d’une molécule capable d’empêcher des liaisons entre hormones et neurones devrait être bientôt breveté par les auteurs de l’étude.  

 

 

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour ajouter un commentaire
< Retour articles


Prochains Évènements
Alerte question de membre !
Suivez nous sur les réseaux
En direct des blogs
Actualités PMA FIV
Les nouveaux membres
Derniers commentaires