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Publié le 13-02-2016

Avec la fécondation in vitro, la question essentielle reste le nombre d'embryons à transférer.

Avec la fécondation in vitro, la question essentielle reste le nombre d'embryons à transférer.

INTERVIEW du Pr Paul Barrière.
Pour lui, la question essentielle avec la fécondation in vitro reste le nombre d'embryons à transférer.

Le Pr Paul Barrière est chef du pôle mère-enfant et responsable du centre de procréation médicalement assistée (PMA) au CHU de Nantes.

Comment peut-on limiter le risque de grossesse gémellaire liée à la PMA?

Pr Paul BARRIÈRE. - Concernant la PMA, les choses se sont beaucoup améliorées même s'il reste des progrès à faire. En cas de stimulation hormonale, on doit surveiller par échographie et prise de sang le nombre de follicules libérés et s'il y en a trop, suspendre le traitement ou conseiller au couple de ne pas avoir de rapports ou de se protéger durant ce cycle. Mais il y a encore des prescriptions «sauvages», hors des centres d'AMP, où l'on délivre ces traitements sans vraiment surveiller ce que cela donne.

Avec la fécondation in vitro, la question essentielle est: combien d'embryons transférer ?
Le choix dépend des facteurs de risque individuels de la femme, de ces chances de concevoir, du temps passé depuis le début de la prise en charge. Mais aussi du stade auquel on transfère l'embryon: beaucoup ne passent pas l'étape du 3e jour de développement. Si on le cultive jusqu'à 5 ou 6 jours, on peut en transférer moins car les chances d'implantation sont plus grandes, mais «pousser» l'embryon à ce stade de développement coûte plus cher et tous les centres ne sont pas équipés.

On transfère aujourd'hui moins d'embryons que lorsque la PMA est née


Oui. Au début la performance était «magique» et obtenir des jumeaux, voire des triplés, était vu comme un succès. Aujourd'hui, un faible nombre de grossesses gémellaires est un bon critère de qualité des centres de PMA. Il y a trente ans, on transférait couramment 3 ou 4 embryons par cycle. Il nous arrive encore de transférer 3 embryons, par exemple chez une patiente de 42 ans qui en est à sa 4e et dernière tentative. Mais aujourd'hui la discussion est plutôt entre 1 et 2.
Certains pays ont légiféré et définissent très précisément dans quels cas on a le droit de transférer plus d'un embryon ; c'est le cas en Suède, et cela a été prodigieusement efficace pour diminuer le nombre de grossesses gémellaires! Mais le problème sera vraiment réglé lorsqu'on disposera d'un marqueur fiable permettant d'identifier, parmi les embryons obtenus, lequel s'implantera correctement.

Les couples se laissent-ils facilement convaincre qu'il faut parfois renoncer à obtenir rapidement une grossesse, pour éviter le risque de grossesse multiple?

Si le médecin établit dès le début de la prise en charge une relation de qualité avec le couple et lui fournit les bonnes explications, on arrive globalement à gérer l'impatience. Les gens connaissent les pratiques du centre auquel ils s'adressent et ceux qui veulent avoir un bébé le plus vite possible mettront davantage de pression à leur médecin pour que deux embryons soient transférés. La décision dépend aussi de données individuelles (facteurs de risque particuliers pour la femme, ancienneté de la prise en charge).
Les couples sont en capacité de réfléchir s'ils ont eu les bonnes informations.

Lire l'article sur : sante.lefigaro.fr

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