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Publié le 20-09-2017

Don d’ovules: et si tout n'était pas dû un problème d’ovules ?

Don d’ovules: et si tout n'était pas dû un problème d’ovules ?

Le Dr. Raúl Olivares de Barcelona IVF vous pose la question !

Cette question vous étonne  sûrement, mais souvent un don d’ovules est recommandé parce qu’auparavant  personne n’a donné assez d’importance aux autres facteurs (facteur masculin, échec  d’implantation  …).

La réponses à cette question est étonnante ! 

La question essentielle que je me pose quand je rencontre un couple qui consulte pour un don d’ovules est la suivante : « Est ce que je connais la raison pour laquelle ce couple n’arrive pas à concevoir ? ».
Et vous seriez surpris du nombre de fois que la réponse est simplement « non ».
Cela peut devenir un vrai problème parce qu’on peut entrainer un couple dans un programme de don d’ovules (en plus le couple a en générale déjà investi beaucoup de temps et de l’argent dans les cycles de FIV qui ont été un échec) uniquement pour se rendre compte ensuite que quelque chose n’a pas été considéré avant. C’est à ce moment là qu’on va être conffronté une fois de plus à la question « Traitements PMA, pourquoi ne pas l'avoir recommandé avant ? », dont j’avais écrit un article sur ce sujet.

Les ovules sont ils la cause de l'infertilité du couple ?

Imaginons le cas suivant. Je rencontre un couple lors d’une consultation parce qu’elle a 42 ans et a besoin d'un don d’ovules. Ce ne serait pas étonnant que ce couple ait  fait des cycles de FIV préalablement, avec des bons transferts, y compris des embryons pour congélation, mais elle n’a jamais réussi à être enceinte. Si j’enquête un peu plus, il se peut qu’ils me disent que cela fait 8 ans qu’ils essayent de concevoir. Je vérifie le cas clinique et je constate que pendant les 2 derniers cycles de FIV la réponse folliculaire  était moindre et le dernier cycle a même été annulé pour cause de  faible réponse.

Il semble évident qu’il existe un facteur ovarienne qui nous amène au diagnostic que le don d’ovules est absolument nécessaire.

Mais pendant les 8 années d’infertilité ?

Le problème d’infertilité était il à cause des ses ovules quand elle avait 34 ans ?

Et en ce qui concerne les échecs d’implantation à répétition après avoir transféré des embryons de qualité ? 

Ces échecs durant ces années sont il à cause des ovules ?

Le don d'ovules seul, n'assure pas toujours la réussite dans 20% des cas.

Evidemment, les ovules sont de loin la partie la plus importante de l’équation. Quelques spécialistes  considèrent que 80% du succès dépend de la qualité de l’ovule  (moi aussi, je le pense). Mais si on oublie les 20% restant (sperme et l’endomètre), on ne va pas avoir  le  succès attendu même si nous avons amélioré la qualité de 80 % en utilisant une donneuse d’ovules.J’avais des cas où après plusieurs échecs en FIV les couples ont été dirigés vers le don d’ovules juste parce qu’il y avait des échecs récurrents et la raison « naturelle » était de culpabiliser les ovules. Certains de ces cas ont fini par faire une FIV avec don de sperme au lieu de faire un don d’ovules avec le sperme du partenaire après avoir diagnostiqué un facteur masculin d’origine génétique. D’autres cas ont fini par faire une nouvelle FIV après avoir  fait une biopsie d’endomètre  avec le résultat d’une endométrite chronique asymptomatique et celle-ci a été traitée avec succès par des antibiotiques.

Rechercher les bons facteurs d'infertilité pour éviter plus tard un don d'ovules. 

Je ne veux pas dire par cela, qu'il faudrait faire toujours plus d'analyses ou de recherches. Je voudrais tout simplement dire que les différents facteurs doivent toujours être pris en compte avant de recommander un traitement et que :

  • 80% (les ovules) ce n'est pas 100% (ovules, sperme et utérus).
  • Que ces 20% peuvent faire la différence entre  le succès et l’échec du traitement.

Et surtout, si les médecins spécialistes faisaient attention à temps aux 20%, les patients pourraient économiser du temps, de l’argent et parfois des don d’ovules inutiles.

Article rédigé et publié par Barcelona IVF.

Retrouvez les informations et publications de l'auteur sur sa page.

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Publié le 21/09/2017 par myferti
C'est une très bonne analyse du DR. RAÚL OLIVARES de la clinique Espagnole BARCELONA IVF qui est aussi valable pour la France et ses centre de PMA ou gynécologues de ville.
On critique de plus en plus l'accès souvent trop rapide en PMA avant de vérifier tous les facteurs d'infertilité d'un couple et de donner la chance aux couples de corriger leur fertilité (avec des traitements ou thérapies..).
C'est pour cela qu'il faut vraiment dès le début, être bien conseillé, suivit et trouver les bonnes personnes pour gérer votre projet BB et ne pas laisser un centre PMA détruire vos chances d'avoir votre famille par manque de compréhension et de prise en charge de votre infertilité.
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